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lundi 23 mars 2009

Faillir

J'ai failli mourir.
J'aurais voulu que tu me dises :
"J'ai eu peur. Je tiens à toi. Ne meurs pas".

mardi 30 décembre 2008

Partir

Vivre encore une fois cette déchirure,
Partir.

Etre prise dans le tourbillon de la vie
là-bas.
Vivre l’aventure,
Découvrir,
Voyager.
Avoir l’impression de vivre sans vous
Une vie réelle
Vivre réellement sans vous ma vie.

Une fois encore fouler le sol du désert humain
n’avoir presque pour seuls contacts
que des gens que mon cœur n’a ni choisis ni reconnus.
Vous entendre à l’envers,
la nuit pour vous quand il fait jour chez moi
Le jour chez vous quand il fait nuit pour moi
Et je perds le fil des saisons, de vos saisons.

J’oublie
J’oublie qui vous êtes,
ce que nous sommes lorsque nous sommes ensemble
J’oublie vos mots
la puissance de vos voix.

Et puis, au détour du calendrier,
Vos voix m’appellent de l’autre bout du monde
Vos voix chaudes qui sont ma résonnance, mes harmoniques, mes échos
Vos voix cadeaux, vos voix cocon.

Et alors
La boule est là
l’énorme boule qui mange tout mon ventre
obstrue ma gorge,
fait couler mes yeux.
Le manque.
L’émotion refoulée s’était tapie sous le quotidien
au fond du tourbillon.
Elle surgit des profondeurs,
comme le volcan entre en éruption.
Les larmes coulent,
cascades,
torrents dévalant les pentes,
raz de marée emportant tout sur son passage,
Et je suis à genoux.

Mon cœur lentement est devenu désert
A se priver ainsi de vous.
Il pleure son aridité.

Je suis si petite
d’avoir pu oublier un instant
qu’une partie de moi vit en vous
combien je vous dois d’être moi
que vous oublier
c’est aussi m’oublier moi-même.

Combien je suis fragile
d’avoir pu croire vivre entière
en vivant sans vous,
loin de vous,
mes amis.

vendredi 19 décembre 2008

Sur la sexualité féminine


vendredi 6 juin 2008

De ma sexualité, je retiens trois choses qui me paraissent certaines

1) De l’extérieur vers l’intérieur

Il est inutile de toucher d’abord les seins ou le pubis. Le geste, même destiné à procurer du plaisir, sera reçu comme impudique ou trop direct, comme une violence ou une obscénité. Pourquoi ? Parce que le plaisir n’est pas directement accessible à ces endroits-là ou rarement. De sorte que la caresse paraît une atteinte à l’intimité.
Notre corps est parcouru de méridiens qui joignent les points entre eux. De sorte qu’en caressant les pieds, les jambes ou les chevilles, les mains, les bras ou les poignets, le dos aussi, l’homme déclenche des ondes de plaisir, qui elles, toucheront les centres névralgiques du ventre ou de la poitrine, souvent fermés au premier abord. Ces ondes de plaisir ouvrent des portes, défont les nœuds. Elles déclenchent un plaisir immense, qui se propage littéralement dans tous le corps. Les seins se dressent et les cuisses s’ouvrent. Nous devenons demandeuses de plaisir, désirantes, affamées, consentantes et déjà en manque.

2) la mémoire du corps

Lorsqu’un homme nous a fait une fois l’amour précédé par de longues caresses sur tout le corps, le plaisir est si grand que la fois d’après, le corps se souvient et est accessible en moins de temps avec moins de préliminaires, et le désir de la pénétration vient plus rapidement, voire immédiatement.

3) le feu aux fesses !

Si nous ne prenons pas la pilule, il existe au moins 3 ou 4 jours dans le mois, où nous sommes particulièrement excitables et excitées, où nous avons envie de faire l’amour : les jours d’ovulation. La nature fait (les hormones font), que nous sommes femelles ces jours-là, que nous avons physiologiquement envie de nous accoupler. Nous sommes ouvertes, disponibles, offertes.

jeudi 12 juin 2008

On parle de préliminaires pour désigner les caresses et les jeux qui précèdent l’acte sexuel. En réalité, cela correspond uniquement à la vision masculine des rapports sexuels. Pour une femme, il ne s’agit pas de préliminaires. Il s’agit déjà de l’acte sexuel, au sens où le plaisir procuré peut être aussi grand, et même dépasser celui que procurera la pénétration. Il me semble qu’il n’y a là aucun doute à avoir, ni aucune crainte pour l’homme.

vendredi 19 décembre 2008

Ne pas oublier que nous changeons.
Comme nous-mêmes, comme notre peau, nos habitudes, notre visage, nos envies de lectures, nos goûts alimentaires, etc., notre sexualité évolue.
Elle évolue avec nos maternités parce que notre corps change de l’intérieur.
Elle évolue avec notre maturité parce que notre manière de « concevoir » / « percevoir » l’acte sexuel (assouvissement d’un désir, partage du plaisir, construction d’un pont, union cosmique, fusion avec la nature ou l’univers, etc. ) change.
Un temps nous allons préférer telle position ; puis cela va changer.
L’exploration n’est jamais finie.
Cela implique aussi qu’il n’y a pas d’objectif à avoir : tout est dans la démarche.
Pas de crainte à avoir non plus : il n’y a pas lieu de chercher à maitriser quelque chose qui est en mouvement, qui a son mouvement propre ; il y a lieu de l’accompagner.
La sexualité est essentiellement un partage qui nous emmène dans un monde parallèle à la réalité : en étroit contact avec celle-ci, mais lui ajoutant une dimension supplémentaire. Poétique ? onirique ? difficile à qualifier. Charnelle.
Un transport.
Un voyage.
Une aventure.
Un partage qui nous aide aussi à entrer en contact avec nous-mêmes, tels que nous sommes à l’origine.
Une chance.
Un accès à la beauté.

vendredi 5 décembre 2008

les difficultés du début

Chers amis,
ceci n'est qu'une apparence, une silhouette, un contour.
Le dedans reste à naître...