samedi 7 février 2009

Février


Accompagner l’audace


Je viens aujourd’hui vous parler de février.

Peut-être vous parait-il

un mois gris et morne,

un froid mois d’hiver,

que le cœur a peine à apprécier,

à l’approche duquel le corps se contracte,

que l’esprit repousse.


Mais non…

Février n’est pas cela.

Février est un mois intense.

28 jours lui suffisent.


Accueillir cette force

qui croit en nous et peut-être déjà nous dépasse,

nous effraie de son audace nouvelle ;

Etre sans crainte et la recevoir avec bienveillance.


Un potentiel incroyable jaillit en nous ! Il est là : le sentez-vous ?

Ecoutez-le !

Acceptez-le !


Se tourner vers une parole qui nous nourrit, nous éclaire

Pour canaliser ce flux vital exubérant

qui ne demande que la générosité de votre terre

pour porter ses fruits.


Bon mois de février !


Hexagramme 19 du Yi Jing, le livre des changements.

L’image est tirée de l’ouvrage Yi Jing, le livre des changements, de Cyrille JAVARY et Pierre FAURE, chez Albin Michel

2 commentaires:

Aimache a dit…

Hum… ce texte tombe à point pour moi ! Le mois de février est bien celui que j’aime le moins de toute l’année, où l’hiver s’éternise, la seule consolation étant qu’il est plus court que les autres. Et justement, je le trouve long (et froid) cet hiver 2008-2009, derrière mes échafaudages qui m’empêchent d’ailleurs de profiter du retour de la lumière.

Cette analyse va peut-être m’inciter à y chercher ce potentiel de lumière et de récolte à venir. En tous cas j’y retrouve le symbole de la Chandeleur qui justement marque le début de cette période : la crêpe ronde et blonde comme symbole du disque solaire dont le retour dominant est attendu, les chandelles pour purifier et préparer les sols à accueillir des semences fertiles.

Merci de nous faire toucher du doigt en quelques mots habiles et poétiques toute cette exigence du Yi King qui nous invite à percevoir l’émergence de la lumière dans le froid et l’ombre, et l’émergence de l’ombre dans la chaleur et la lumière. Dynamique même de la transformation et de l’impermanence, philosophie du non-attachement : ne pas s’attacher aux moments de bonheur qui sont par essence impernanents, ne pas s’identifier aux moments de malheur en gardant à l’esprit qu’ils le sont tout autant.

julonomi a dit…

Voilà qui égaye efffectivement un mois un peu triste. C'est vrai aussi que 28 jours, ça passe vite, et là je dis aïe aïe aïe pour certaines raisons bien connues du bicolaure....
Hum, je ne suis pas en total accord avec la philosophie du non-attachement d'Aimache (très beau texte soit dit en passant), à discuter peut-être lors d'une rencontre un jour via le bicolaure !